Se reconnaître dans la discrimination, c’est aussi s’accepter dans sa différence. »

Christiane Vienne, Ministre wallonne de la Santé, de l’Action Sociale et de l’Égalité des Chances, lors d’un colloque à Liège à l’occasion de la 1re Journée mondiale de Lutte contre l’Homophobie, 2005.

 

Les homosexuels sont pires que les porcs et les chiens. »

Robert Mugabe, Président du Zimbabwe, en 1995.

Discrimination envers les homosexuel-le-s

La haine homophobe est multiforme. Ici : insultes, exclusions à l’embauche, agressions, refus de logement… Là : harcèlement policier, répression étatique, condamnation à mort…

Homophobie

Attitude, sentiment, malaise ou aversion envers les personnes homosexuelles ou envers l’homosexualité en général. Cette attitude se traduit souvent par des réactions de rejet, d’exclusion et d’hostilité (parfois agressives). Les victimes en sont les homosexuel-le-s, mais plus largement, les personnes dont l’apparence ou le comportement déroge aux représentations traditionnelles de la féminité et de la masculinité.

L’origine de la discrimination

L’homophobie (comme le sexisme) est une discrimination qui découle d’une logique d’oppression machiste et patriarcale cautionnée par les religions. Fondées sur des préjugés individuels et sociétaux (référence à la « nature », au besoin de reproduction pour la société), ces discriminations ne reposent sur aucun fait scientifique étayé. Elles sont en quelque sorte la réaction de rejet qu’entraîne la peur des rapports intimes entre hommes ou entre femmes, qu’ils soient sexuels ou non. Comme pour toutes les attitudes fondées sur les préjugés ou la haine (sexisme, misogynie, racisme, antisémitisme), l’homophobie ne repose sur aucun fondement sérieux et provient de l’impossibilité de se représenter et d’admettre la différence qui est perçue comme une menace pour les individus et par extension, pour la société en général.

17 mai

Le 17 mai est la Journée mondiale de Lutte contre l’Homophobie. Cette date a été choisie par des associations homosexuelles du monde entier en commémoration du 17 mai 1990, date à laquelle l’OMS a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

Autocensure

Les gays et les lesbiennes sont partout, mais ils sont souvent invisibles. Plusieurs d’entre eux ne se révèlent pas. La peur du rejet, des moqueries, d’être réduit à leur orientation sexuelle, de perdre leur crédibilité, ne sont que quelques-uns des motifs qui expliquent le « non-dit ». Cette autocensure n’en demeure pas moins malsaine et parfois destructrice.

Suicide

Des études, dans plusieurs pays, montrent :

Dans son enquête publiée dans le British Medical Journal, Marc Shelly explique que cette « sur-suicidalité » est « due à la stigmatisation dévalorisante de l’homosexualité perçue au sein du cercle familial ou à l’école, qui produit des effets désastreux sur la construction personnelle ».

La haine